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  • : Ma France que j’aime et que je ne veux pas quitter est un melting-pot d’où sortent des mulâtres, des batards culturels : des citoyens chargés d’une histoire pleine de mauvaises et bonnes choses et qui, conscients de leurs origines multiples, font en sorte que chacun des leurs semblables puissent être leurs égaux. Trois seuls mots à la bouche : Fraternité, Egalité, Liberté.
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Samedi 19 juin 2010 6 19 /06 /Juin /2010 10:11
Réhabiliter la valeur travail... Voilà un des trucs qui restera de la campagne du chef actuel de nous.

Mais depuis kan le travail est une valeur ? La liberté, l'égalité, la solidarité, etc, sont des valeurs, mais le travail ? Il me semblait que c'eut été une activité.

    En plaçant le travail au rang de valeur on en fait de l'abstrait. On lui ôte son aspect concret : des individus, comme vous et moi, qui se pètent les reins à la tache, qui répondent à des centaines de coup de fil par jour, qui se la coule douce (pas forcément les fonctionnaires), qui ont 14 ans et sont exploités pour 300 euros pas mois, etc. 
    Définir une valeur travail c'est vider de son contenu le travail des salariés. La valeur a vocation à être universelle, trans-classe, trans-CSP, trans-générationnelle, etc. Cette universalité définit de fait une vision commune, un vécu commun. Et c'est là que le bas blesse. Se peut-il qu'il y ait un vécu commun dans le travail, un ressenti commun.
Certains aiment leur travail et y passent plus que la durée annoncée sur leur contrat, d'autres le détestent mais font aussi plus que de raison, d'autre apprécie un emploi du temps parfaitement timer, d'autres encore y voit un moyen de gagner de l'argent pour faire vivre sa famille, d'autres toujours feront le minimum pour passer un maximum de temps avec leurs proches, etc. La représentation et le rapport au travail ne sont pas universels, loin de là. Imaginer donc que le travail puisse être une valeur est une abération.
Le travail s'est le fait de produire avec son corp ou son esprit, c'est une action. Cette action est propre à chacun des métiers qui existent : charpentier, éducateur sportif, chercheur, flic, etc.
La question que nous devons nous poser, c'est pourquoi vouloir en faire une valeur. En faire quelque chose d'universel, c'est dire au peuple : vous êtes tous pareils, tous dans le même bateau... mais chacun s'est que nous sommes inégaux face aux travails, notamment face aux conditions de travail.
C'est aussi faire croire que le travail est universel, que tous nous devons participer à un effort collectif salutaire pour la survie de notre système. Si le maintien de notre mode de vie passe par un effort collectif, le travail n'est pas le seul et l'unique moyen d'y arriver : la solidarité, la fraternité, l'écologie sont aussi des moyens d'y parvenir.
Enfin faire du travail une valeur, c'est stigmatiser tout ceux qui ne travaillent pas (par choix ou par contrainte)... c'est faire de ces hommes et femmes des personnes exclues de l'universalité de la valeur, exclues de notre société. Il s'agit avec cette construction de valeur de culpabiliser et de stigmatiser des populations qui veulent vivre autrement, des populations qui s'évertuent à survivre : handicapés, personnes agées, pauvres (souvent non blancs... peut y a-t-il une volonté une fois de plus de stigmatiser ceux que l'ont dit "issus de l'imigration").
En somme le travail ne peut pas être élevé au rang de valeur dans la mesure où ce qui le fonde n'est pas partagé par tous, n'est pas pareil pour tous. Laissons le travail à son rang : celui d'activité nécessaire à la survie du groupe et de chacun de ses membres

A celui qui me dira que le travail, c'est l'effort, l'abnégation et l'envie de se dépasser, je lui répondrais que c'est peut être vrai pour certain salarié, mais pas pour tous. Et que ces valeurs ne sont pas partager par tous, et en plus qu'elles sont présentes dans d'autres activités : tel que le sport ou l'art. Et de fait ce sont des valeurs associées à une activité, le travail n'est donc toujours pas une valeur...

Par ASP385 - Publié dans : sarkoz-tic
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Lundi 12 octobre 2009 1 12 /10 /Oct /2009 10:21

40% des 18 -25 n'ont pas voté! 40% des 18 -25 ans n'ont pas voté! 40% des 18 -25 ans n'ont pas voté!

Voilà comment commencait « jeune et con » de Saez après le 21 avril 2002!



Pourquoi les jeunes ne s'interessent-ils pas à la politique?

Le problème avec ce genre de question, c'est que ceux qui se la pose (comme moi) s'interressent à la politique, donc peuvent difficilement répondre à celle-ci en connaissance de cause! Dès lors, ma réponse (qui suit) est illégitime. Vous avez donc trois choix qui s'offre à vous :
-passer à un autre article.
-lire en connaissant votre illégitimité et compléter peut-être cette fausse analyse.
-lire en connaissant votre légitimité (si la politique ne vous interesse pas) et valider ou non les hypothèses présentées...

 

Revenons à nos moutons.

La première des raisons de ne pas s'interesser à la politique : c'est de ne pas avoir de raison de s'y interesser.


    La formation scolaire ne fait qu'écarter les jeunes de la politique. Elle est bannie de l'école au pretexte, fallacieux, de la subjectivité des enseignants vis-à-vis des courants actuels. Fallacieux, car arborer ce prétexte revient à nier le coté politique des matières telles que l'histoire, l'économie, la gestion, etc. Dans cette institution tout avis, toute idée, pouvant avoir une connotation politique est qualifiée d'ostantatoire quand ce n'est pas de subversive (insulte suprème des conservateurs de tous genres, qualificatifs adorés des gauchistes de tous bords).
Ne pourrait-on pas envisager des cours de politique dont le contenu pourrait être une histoire des partis mélée à la présentation des contextes socio-historique de celles-ci. Cours qui permettrait de comprendre la liaison entre le présent et le passé, qui facileterait pour les jeunes générations des prises de positions claires et construites dans le futur ? Peut être un outil pour arrêter l'alternance gauche droite de ces 20 dernières années, peut être un outil pour que la politique ne soit plus qu'exercice de communication mais engagement et sacerdoce pour ceux qui s'y engagent... Modifier la perception qu'auront les citoyens de la politique en modifiera à terme le contenu.
   

    Cette présentation politique de la société pourrait aussi être un moyen de faire emmerger un tant soit peu de contreverse dans la vie quotidienne des établissements, controverse base du dialogue, de la prise de position, de la réflexion, de l'engagement : du citoyennat (néologisme, mais l'on ne peut parler de citoyenneté pour des mineurs, puisqu'est citoyen celui qui est majeur). Si cela remet en cause toute une vision de l'enseignement, si les élèves se mettent à penser ce sont les enseignants qui en feront en premier les frais, cela me semble être utile à moyen et long terme si l'on veut que nos futurs concitoyens arrêtent d'offrir des minutes de leur cervaux disponibles à quelques grands communiquants : qu'ils soient industriel de la junk food ou politiciens surranés

 

    Si ce paragraphe présente plus un monde idéal plus qu'un  état des lieux, c'est parce que l'état des lieux est simplissime : les jeunes n'ont aucune raison de s'interesser à la politique parce qu'elle ne leur est  pas présentée à l'école, lieux d'accès au savoir de tous pour tous par tous (idéalement). Leur vision s'arrêtant aux JT et autres gratuit d'informations, qui ne vont pas plus loin que la présentations des dépêches, les vieux élèves, jeunes étudiants se désinterressent majoritairement de la politique parce qu'elle n'a aucun intéret pour eux et semble loin de leur quotidien.

J'entends déjà les critiques dire que c'est un des rôles de la famille. Certes mais quand la famille, sous entendus les parents, n'ont pas eut d'éducation politique, pour diverses raisons, il faut bien lancé la mécanique à un moment donné. Faute de quoi, ou grâce à quoi je vous le concède, ces individus seront toujours manipulés par les discours démago de la publicité électoraliste (déjà que pour ceux qui ont une petite culture politique, moi par exemple, c'est dur de ne pas y succomber). J'ajouterai que la passation de consigne électorale par héritage idéologique ne me semble pas plus intéressante que ça. D'autres critiques, libéraux sans doute, diront que chacun à le choix et peut se prendre en main, vision politique d'un monde qui n'est pas...

 

    En somme, s'interssé à la politique c'est avant tout la connaitre, la comprendre, mais cela n'est possible que si l'on a accès à cette connaissance. Le lieu du transfert de la connaissance reste par exellence l'école, si celle-ci ne fait pas le premier pas dans la construction des idées politiques alors cette dernière restera à jamais le giron de quelques familles qui sensibilisent leurs enfants, qui en allant à la fac... font l'éducation d'un petit nombre... mais les autres ?



Pi je cherche encore d'autres raisons...
Par ASP385 - Publié dans : poli-tic
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Dimanche 7 décembre 2008 7 07 /12 /Déc /2008 12:00
Entretien complè : ici

Quels changements concrets appelez-vous de vos vœux ?


Les règles d'une orthographe réformée doivent être très simples. Par exemple : supprimer les doubles consonnes inutiles pour la prononciation. Ne pas toucher à "acceptable" ou à "laisser", évidemment, mais enlever un "l" à "collège", un "f" à "difficile" ou un "n" à "innocent". Cette réforme nous rapprocherait de l'Europe. Dans les langues romanes voisines, espagnol, italien, portugais, roumain, ce doublement n'a jamais existé, ou a été supprimé. "Appeler" s'écrit apelar en espagnol. Pourquoi ne pas l'écrire "apeler" ? Cela concerne des montagnes de mots qui occasionnent énormément de fautes. Les études comparatives des copies du XIXe et de la fin du XXe siècle montrent une tendance à faire compliqué quand il faut faire simple, à redoubler les consonnes là où il n'en faut qu'une. Autre règle très simple : supprimer les lettres grecques, en abandonnant tout souci de l'étymologie. Quand la prononciation le permet, il faut supprimer les "y" (ceux qui ne correspondent pas à un double "i"), supprimer les "h" après les "t" ou les "r", remplacer "ph" par "f". On écrirait une "ipotèse" (ipotesi en italien), une "bibliotèque" (biblioteca en espagnol, italien, portugais, roumain), une "biciclette", une "cronique", un "daufin"… Encore une règle simple : que tous les noms et adjectifs prennent un "s" au pluriel (même "des animaus"), à l'exception des mots qui sont déjà terminés en "s", "x" ou "z", comme "mois", "paix" ou "nez". Le pluriel des noms a déjà été régularisé à deux reprises : on écrivait "une difficulté, des difficultez" jusqu'en 1735, "un enfant, des enfans" jusqu'en 1835. Dans ces deux cas, la simplification a consisté à généraliser la règle : pour le pluriel, on prend le singulier et on rajoute un "s". Si l'on poursuit dans la même voie sans toucher à la prononciation, il n'y aura plus que deux règles de pluriel : celle des noms et adjectifs, et celle des verbes. Une fois que l'élève les aura mémorisées, il commettra moins de confusions par ailleurs. L'impact de la réforme ne s'arrête pas aux seuls mots touchés. C'est toute la relation à la langue qui s'en trouve confortée : il n'y a plus ce sentiment d'insécurité face à une orthographe difficile, voire imprévisible.


Mais écrire "des animaus" et "filosofie", n'est-ce pas une violence faite à tous ceux qui aiment la langue française ? L'orthographe ne doit-elle pas demeurer porteuse d'histoire, de culture ?

Les réformes des XVIIe, XVIIIe et XIXe siècles ont supprimé des quantités de legs de l'histoire. Ce n'est pas en figeant l'orthographe qu'on maintient la tradition. Au contraire, elle doit continuer d'évoluer pour rester dans le droit fil de son histoire. On est à l'heure du choix. On ne peut pas accepter la fracture orthographique de la société et laisser un nombre croissant de jeunes Français en situation d'infériorité ou d'échec face à l'écriture de la langue nationale. Il faut que tous les jeunes, dans l'avenir, maîtrisent une orthographe simplifiée. Qu'elle ne devienne pas l'apanage d'une classe cultivée. Une orthographe de caste. Car la contrepartie de la réforme, c'est bien le retour à un enseignement rigoureux de l'orthographe. Il faut réformer pour pouvoir enseigner.


Entretien complè : ici
Par ASP385 - Publié dans : info du jour
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Mercredi 23 avril 2008 3 23 /04 /Avr /2008 10:32
La question qui me taraude en ce jour est :

-Devient-on citoyen parce que la coercition étatique, mise en place par l'appareil législatif notamment, nous oblige à suivre les règles ?
-Ou devient-on citoyen parce qu'on intègre un système de valeurs et de normes au contact de nos concitoyens et du système, système qui nous semble être bénéfique pour nous et la majorité de nos semblables ?

    La première de ces deux questions trouvera sans doute une réponse positive dans la bouche des libéraux les plus aguéris. Ceux-là même qui ne voit en l'Etat qu'une structure vouée à mettre en place un système coercitif suffisant au maintient du libre échange... Tout un paradoxe entre restriction des libertés individuelles de la majorité possédée - par le système autant que par ceux qui le gère (il s'agit bien ici de gestion et non de gouvernance) - et augmentation des libertés individuelles pour la minorité possédante.
Pour eux donc la citoyenneté sera surement le simple fait de se conformer à la norme. Norme qui pourrait, tant qu'à faire, les amener à réaliser un profit suivant une courbe exponentielle. Je ne suis pas tout à fait d'accord avec cette vision du citoyen : recepteur plus qu'acteur, pour qui les choix reposent sur : être comme ou disparaitre. Une citoyenneté qui fait de nous de joyeux imbéciles, inconscient de leur statut et de leur individualité auto-decisionnaire. Un citoyenneté à la "le meilleur des mondes" ou "1984" : les pensants ne seront pas, sauf s'ils apparitiennent à l'establishement.

    C'est donc une réponse positive à la seconde question vers laquelle vont se pencher humanistes, républicains à la française et révolutionnaires qui militent pour un peuple pour le peuple et par le peuple. Une citoyenneté reposant sur l'engagement aussi bien reflexif que physique. "L'intégration volontaire de chacun à une communauté qui se développe le plus harmonieusement possible" comme leitmotiv de la relation social et de la gestion du pouvoir. Des citoyens dirigeants qui ne fasse du pouvoir leur métier, des citoyens populace qui ne fassent pas de leur statut de travailleur 35h une clause de légitimation de l'inactivisme et du ralage permanent. Partiper contre laisser faire et râler. Intégrer les normes de soi-même, sans force extérieure, et par le partage : c'est s'assurer plus de reconnaissance de la majorité envers le groupe et ceux qui le compose : plus de solidarité... la liberté et l'égalité n'étant jamais très loin. Encore faut il que cette première se mette en place.


Faites votre choix, c'est vers la seconde que je me penche.



Reflexion née de la lecture d'articles sur l'augmentation de la répression policière en France, de l'augmentation du nombre de lois, cadrant de plus en plus les libertés individuelles, de l'augmentation des systèmes de coercition en tous genres : boite à bruit anti-jeune, video surveillance, navigo, puce de portable... etc etc
Par ASP385 - Publié dans : poli-tic
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Lundi 21 avril 2008 1 21 /04 /Avr /2008 15:40
Le colonialisme est l'imposition d'une culture, considérée comme légitime parce que portée par la majorité, à une minorité, considéré comme non-normale parce que ne collant pas à cette majorité.

L'éducateur est celui qui inflige, avec toute la violence de sa supériorité administrative, la culture légitime (de son groupe d'appartenance) à son éduqué.

Si l'éducateur ne fait que traduire la culture légitime et l'impose aux apprenants, alors il n'est autre qu'un colonisateur, colonisateur d'esprit (non loin de la dictature morale du fait du lien coercitif qui existe entre le maitre et l'élève). Il représente La norme. Il prend les autres pour des cases vides. Cases vides à remplir de cette norme que l'on ne peut remettre en cause, du fait de leur partage par la majorité.
Ceux d'entre nous qui pensent qu'ils apportent une vérité à autrui par le simple fait qu'il estime représenter l'individu légitime : de par son statut ou le rôle qu'il s'auto-affecte ou encore de par ce qu'il croit qu'il incarne, marche dans les pas de nos ayeux colonisateurs de la planète.

A chaque éducateur de se poser en permanence la question : est-ce que ce que je fais relève de cette doctrine ou non ? Si oui, que fais-je de la liberté individuelle ? Si non, dans quelle mesure puis-je tout de même transmettre les valeurs et logiques qui font l'unité de la société, dans quelles mesures dois-je laisser exister les libertés individuelles qui pourront avoir raison du collectif ?
Par ASP385 - Publié dans : éduca-tic
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