Pourquoi les jeunes ne s'interessent-ils pas à la politique? MAJ 13/10/09

Publié le par ASP385

40% des 18 -25 n'ont pas voté! 40% des 18 -25 ans n'ont pas voté! 40% des 18 -25 ans n'ont pas voté!

Voilà comment commencait « jeune et con » de Saez après le 21 avril 2002!



Pourquoi les jeunes ne s'interessent-ils pas à la politique?

Le problème avec ce genre de question, c'est que ceux qui se la pose (comme moi) s'interressent à la politique, donc peuvent difficilement répondre à celle-ci en connaissance de cause! Dès lors, ma réponse (qui suit) est illégitime. Vous avez donc trois choix qui s'offre à vous :
-passer à un autre article.
-lire en connaissant votre illégitimité et compléter peut-être cette fausse analyse.
-lire en connaissant votre légitimité (si la politique ne vous interesse pas) et valider ou non les hypothèses présentées...

 

Revenons à nos moutons.

La première des raisons de ne pas s'interesser à la politique : c'est de ne pas avoir de raison de s'y interesser.


    La formation scolaire ne fait qu'écarter les jeunes de la politique. Elle est bannie de l'école au pretexte, fallacieux, de la subjectivité des enseignants vis-à-vis des courants actuels. Fallacieux, car arborer ce prétexte revient à nier le coté politique des matières telles que l'histoire, l'économie, la gestion, etc. Dans cette institution tout avis, toute idée, pouvant avoir une connotation politique est qualifiée d'ostantatoire quand ce n'est pas de subversive (insulte suprème des conservateurs de tous genres, qualificatifs adorés des gauchistes de tous bords).
Ne pourrait-on pas envisager des cours de politique dont le contenu pourrait être une histoire des partis mélée à la présentation des contextes socio-historique de celles-ci. Cours qui permettrait de comprendre la liaison entre le présent et le passé, qui facileterait pour les jeunes générations des prises de positions claires et construites dans le futur ? Peut être un outil pour arrêter l'alternance gauche droite de ces 20 dernières années, peut être un outil pour que la politique ne soit plus qu'exercice de communication mais engagement et sacerdoce pour ceux qui s'y engagent... Modifier la perception qu'auront les citoyens de la politique en modifiera à terme le contenu.
   

    Cette présentation politique de la société pourrait aussi être un moyen de faire emmerger un tant soit peu de contreverse dans la vie quotidienne des établissements, controverse base du dialogue, de la prise de position, de la réflexion, de l'engagement : du citoyennat (néologisme, mais l'on ne peut parler de citoyenneté pour des mineurs, puisqu'est citoyen celui qui est majeur). Si cela remet en cause toute une vision de l'enseignement, si les élèves se mettent à penser ce sont les enseignants qui en feront en premier les frais, cela me semble être utile à moyen et long terme si l'on veut que nos futurs concitoyens arrêtent d'offrir des minutes de leur cervaux disponibles à quelques grands communiquants : qu'ils soient industriel de la junk food ou politiciens surranés

 

    Si ce paragraphe présente plus un monde idéal plus qu'un  état des lieux, c'est parce que l'état des lieux est simplissime : les jeunes n'ont aucune raison de s'interesser à la politique parce qu'elle ne leur est  pas présentée à l'école, lieux d'accès au savoir de tous pour tous par tous (idéalement). Leur vision s'arrêtant aux JT et autres gratuit d'informations, qui ne vont pas plus loin que la présentations des dépêches, les vieux élèves, jeunes étudiants se désinterressent majoritairement de la politique parce qu'elle n'a aucun intéret pour eux et semble loin de leur quotidien.

J'entends déjà les critiques dire que c'est un des rôles de la famille. Certes mais quand la famille, sous entendus les parents, n'ont pas eut d'éducation politique, pour diverses raisons, il faut bien lancé la mécanique à un moment donné. Faute de quoi, ou grâce à quoi je vous le concède, ces individus seront toujours manipulés par les discours démago de la publicité électoraliste (déjà que pour ceux qui ont une petite culture politique, moi par exemple, c'est dur de ne pas y succomber). J'ajouterai que la passation de consigne électorale par héritage idéologique ne me semble pas plus intéressante que ça. D'autres critiques, libéraux sans doute, diront que chacun à le choix et peut se prendre en main, vision politique d'un monde qui n'est pas...

 

    En somme, s'interssé à la politique c'est avant tout la connaitre, la comprendre, mais cela n'est possible que si l'on a accès à cette connaissance. Le lieu du transfert de la connaissance reste par exellence l'école, si celle-ci ne fait pas le premier pas dans la construction des idées politiques alors cette dernière restera à jamais le giron de quelques familles qui sensibilisent leurs enfants, qui en allant à la fac... font l'éducation d'un petit nombre... mais les autres ?



Pi je cherche encore d'autres raisons...

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Séverine 18/12/2008 22:49

Salut,je suis complètement d'accord avec toi sur le fait qu'il n'y a pas de cours de politique à proprement parlé à l'école.Je pense également que le fait d'être nés dans une société comme la notre ( avec beaucoup de droits et d'avantages ) ne nous pousse pas à nous engager. Nous avons déjà presque tout ce qu'il nous faut, pourquoi chercher plus loin ? Ce n'est que mon avis, mais je pense que, à par si cela nous concerne directement, nous ne nous mobiliseront pas trop. ( Mais ce n'est que mon avis ^^' )

archaea 09/10/2006 15:17

En esperant que le taux de participation soit plus important que celui quand 2002 chez les 18 25... Tous ce que je souhaite c'est que tu ai raison!!!

lofi 09/10/2006 13:46

Pas tout à fait d'accord. Qui a réagi en 2002 entre les deux tours par des manifestations ? Les jeuens qui n'étaient pas encore en âge de voter et qui pour le coup se sont montrés bien plus murs que leurs ainés !