Quand les valeurs 68-hard sont déconstruites par les nouvelles générations. (ep 2 la reconstruction des règles)

Publié le par archaea

Quand les valeurs 68-hard sont déconstruites par les nouvelles générations...


De la reconstruction des règles


    « Il est interdit d'interdire » idéal anarchiste... mot d'ordre de l'individualisme responsable... Idéal, utopie. (j'y aspire mais déchante face à la bétise de certains hommes et femmes).


    Les règles des 50's et début 60's ont donc été bannies pour laisser place à un monde plus juste ou chacun pourrait réussir par soi même, en finir avec les combines, ouvrir le champs social pour plus de mobilité, etc. Et en même temps vivre plus simplement, se construire une vie plus cool, sans taboo, surtout du point de vu sexuel. Objectifs : « no rules », que chacun invente ses règles pour que le monde aille mieux et que tous soient meilleurs.

    40 ans plus tard on pleurs, le retour à l'ordre moral est proné par un paquet de réactionnaire à droite comme à gauche dans le paysage politique français et peut de gens s'en emouvent. L'absence de règles sociales dans les années 80 et début 90 a laissé la place à l'autoconstruction de règles. Conséquences immédiates : la logique inadéquation entre ces règles et une confrontation forte entre leurs défendeurs. Cette confrontation se traduit par exemple par des relation polices-jeunes tendues mais aussi par le repli de certaines couches de la population sur les normes « pré-libération 68-hard » : croyance en les dogmes religieux, retour à la sévérité physique contre un comportement déviant, etc.

    La déconstruction de règles ne peut être constructive que si elle s'accompagne d'une reconstruction. Et il faut bien observer une déconstruction et non une simple annulation, un simple rejet digne d'un adolescent : ce que semble avoir fait une partie de cette génération. L'absence de reconstruction a entrainée l'apparition d'une multitude de codes, de règles en désaccord les unes avec les autres et permis de briser un peu plus les relations sociales.

    L'objectif initiale s'est complètement perdu à partir du moment où le rejet des règles a permis, non pas une reconstruction collective, mais l'expression d'une volonté personnelle à travers son propre code. La volonté de voir assouvir certains désirs personnels a pervertis l'idéal révolutionnaire des années 70. Les générations actuelles vont en payées le prix avec les Royalistes ou Sarkona qui prône un retour à un ordre perdu parce qu'incapables de proposer des règles adaptées au monde actuel. Paradoxelement cela va à l'encontre des valeurs libérales pronés par ces individus (voir De la construction du kapitalisme libéral), car celles-ci se sont construites dans la foulées du rejet des règles « d'avant, c'était mieux », ils veulent donc construire un monde sur des logiques régulatrices qui s'opposent...

   

    Toute remise en cause des règles existantes ne peut se faire par un seul individu, il est nécéssaire de construire ensemble les logiques régulatrices et fédératrices d'un mode de vie lorsque l'on veut aboutir à plus de libérté, d'égalité et de fraternité, pour reprendre un leïtmotive vieux de quelques années...



Ce second article s'inscrit dans la série "Quand les valeurs 68-hard sont déconstruites par les nouvelles générations" :


Episode 1 : De la construction du kapitalisme libéral (samedi 4 novembre)

Episode 2 : De la reconstruction des règles (dimanche 5 novembre)

Episode 3 : De la découverte d'un monde fragile (lundi 6 novembre)

Episode 4 : De l'éternelle place des jeunes (mardi 7 novembre)


L'idée est d'évoquer une thèmatique qui me semble importante une fois par jour, pour l'instant ce ne sont que des titres mais je vais essayer de produire les contenus pour les jours indiqués...

Publié dans poli-tic

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Lofi 05/11/2006 13:09

quand Ségolène Royal parel d'"ordre juste", je pense qu'il s'agit là plus de reconstruction de règles justes et acceptées par tous que d'un retour à un ordre ancien, imposé par certains bien incarné par Sarko ou d'autres.