Du trop d'ouverture de l'école (proposition d'un raisonnement simpliste sur les problèmes actuels)

Publié le par archaea

    Jean château disait que « l'école prépare à la vie en tournant le dos à la vie », c'est pour lui une nécéssité pour que l'école fasse son taff de formation et d'éducation au travers de l'instruction. Je constate aujourd'hui que l'élève, qui est le statut de l'enfant dans l'école, à cèder la place à l'enfant, aux « gamins », en dehors de la classe mais dans l'école. Cette modification lexicale ne pourrait porter à conséquence si seulement ces appélations ne renvoyait à des roles, des statuts particuliers de l'individu.


    Partons d'un constat : la transformation du statut de l'adolescent dans les années 70 : plus de liberté, plus de responsabilité, dont il faut se réjouir et ne pas remettre en cause. S'associant, conjoncturellement à la democratisation / demographisation qui eut lieu au même moment à imposer à l'école de s'ouvrir sur l'extérieur d'en finir avec le « tourner le dos ». Ces là que les maux actuels de l'école trouve leurs origines.


Alors :

Une ouverture forcée et une volonté de ne pas adapter les contenus au nouveau public (institutionnelle et corporative) qui se présente dans les salles de cours ont engendré ce qu'on appel aujourd'hui l'échec et la violence scolaire (je reviendrai sur ces termes qui me paraissent mal définir la réalité).


Première conséquence :

Cette ouverture à contraint l'école à ne plus tourner le dos à la vie et à prendre en compte la multitude de réalité que sont les adolescents. (Cette multitude crée par les possibilités offerte par le kapitalisme et la mise en valeur des contres cultures qui mette en avant et valorise la contre culture pour ses attributs dans le but de pousser à la consomation). Cette volonté de prendre en compte le chacun est une des meilleurs idées du système éducatif... mais c'est la méthode qui fut un peu pas correcte.


Seconde conséquence

La mise en place de la pédagogie différenciée : parce que c'est une « exigence de tout système unifié » (legrand, 1986) pour que tous, puis chacun, puissent réussir.


Troisième conséquence

L'explicitation de cette volonté de réussite pour tous au grand public par le mirage des 80% de réussite au bac. Dans il y aura 80% de réussite au bac, comprenez : « nous allons vous faire réussir, nous nous y engageons ! Et pour cela nous comencerons par diversifié les bacs, parce que nous savons bien que tous le monde ne peut pas avoir le même (question d'origine sociale). Mais ne vous inquiétez il vous donneront les même droits d'entrée en fac!? »


Quatrième conséquence

Le manque de réussite ou l'échec scolaire n'est plus la conséquence de l'élève ou de sa famille ou de la société au travers de ce qu'elle impose en terme de reproduction sociale mais la faute de l'école. « Vous nous l'aviez promis vous ne l'avait pas fait. » Dans une société hyper individualisée, le « je » n'existe plus...au profit du « vous ».

(Cette passivité au sein de l'école s'ajoute à un consumérisme scolaire encouragé par ces même 80%. Je m'explique : dans les années 70 « réussite à l'école » sous entends « réussite dans la vie » parce que travail, assencion sociale... Mais le chomage guette, les chiffres pètent le score! Alors on construit une idée : l'école par l'obtention des diplomes va resoudre ces problèmes de chomage, etc. Si les politiques savent que le diplôme n'est plus le sesame, depuis les années 80, pour un emploi, ils continuent de le vendre à la population... pourquoi : parce que 80% de bachelier, c'est la classe au niveau internationale: c'est pas un pays de con chez nous, pas comme au states! Mais surtout parce que 80% de bachelier c'est autant d'étudiant...qui arreteront leurs études dans moins de deux ans, mais ils les arreteront quand ils auront grandis et trouver un taff, aussi pourri soit-il. Résultat des course : pas de chomage, comprenez alors pourquoi tous les bacs ouvrent le droits d'entrer à la fac (à l'heure de la construction de l'Europe, ça vaut mieux). Que vaut il mieux? Un chomeur, qui fait peur à tout le monde parce qu'on se dit que ca pourrait être soi, ou un étudiant qui coute cher et que l'on peut critiquer à foisons pour sa non-implication dans ses études? Un étudiant : on décide donc de produire de l'étudiant, sachant pertinament que celui-ci échouera, mais ça nous fera un problème de plus à régler, du blabla à balancer à une foule harangue, du fait des privilèges sociaux qu'on lui hote impunément...)


Cinquième conséquence

L'école ne tient plus ses promesses, autrement dit : la politique commence a payer. L'école a echoué là où on savait qu'elle echouerait, où on voulait qu'elle echoue : dans la réussite de tous et plus particulièrement dans la réussite de chacun. Parce que même pour les 80% que l'on a amené au bac, l'echec est présent pour une grande majorité à la fac... On a leurrer les élèves sur leur compétences! Et maintenant on jubile!


Ultime conséquence

On peut donc maintenant s'attaquer à ce nouveau problème : l'échec scolaire. L'échec scolaire terme interresant puisque l'on responsabilise l'école et ceux qui y travaillent, alors que l'échec de l'école tendrait à remettre en cause les politiques qui font ce qu'elle ait. En déclarant l'échec scolaire plutot que l'échec de l'école on place l'échec au coeur de l'école, comme une des possibilité lié à sa nature. Après avoir refusé de mener une réelle publique d'éducation durant les années 80, on s'etripe maintenant pour savoir comment regler les conséquences...


Nous sommes au moins sur d'une chose, en créant les conditions du bordel et en s'attaquant ensuite aux conséquences, il semble que nous ayons encore de belles promesses politiques devant nous. Il semble que cette méthode fonctionne pour tout problème.



L'échec de l'école est donc du à l'objectif qu'elle s'est fixée : faire réussir tous le monde.

Ce qui me semble est possible, à condition que tous ne réussissent pas pareil...


Oui mais comment faire alors?

 

Publié dans éduca-tic

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