L'école découpée en groupe de niveau? Bonne ou mauvaise chose?

Publié le par archaea

Il me semble, a priori, que la division actuel de l'enseignement (du travail, pour les élèves) empêche l'opérationnalisation d'une réelle différenciation pédagogique et/ou didactique envers les élèves pour favoriser le developpement de « sa personnalité, d'élever son niveau de formation initiale et continue, de s'insérer dans la vie sociale et professionnelle, d'exercer sa citoyenneté. » (Article L111-1, alinéa 5 du code de l'éducation.). En somme le découpage administratif de l'école limite l'atteinte par les élèves de leurs meilleurs niveau potentiel dans une APSA parce que cette organisation infère sur les possibilités enseignantes d'interventions différenciées face à la multiplicité des élèves. Comprenons dans multiplicité des élèves les différences et inégalités face à l'école, contruite dans ou en dehors du système public d'éducation.


Nous nous proposons de faire un bref constat partial et partiel de ce que nous considérons être un frein a priori de réel progrès des élèves et de la réussite de chacun parce qu'un frein à la différenciation pédagogique et/ou didactique.


Le fonctionnement actuel du collège, soit 3 cycles: cycle d'adaptation, cycle central et cycle d'orienation regroupant 4 classes: 6ème, 5 et 4 éme, et 3ème, fait que les classes sont hermétiques tant du point de vu vertical qu'horizontal et cela limite la différenciation pédagogique potentielles mise en place par les enseignants et son efficacité pour les élèves:

  •     C'est à dire des classes d'un même niveau (point de vu horizontal : 6ème, ou 5ème ou 4ème ou 3ème) ne travaillent que très rarement ensemble, alors qu'elles pourraient être mélangées pour faire des groupes de nivau ou affinitaire plus pertinent, c'est à dire pouvant entrainé une progression plus importante des élèves concernés.
    La différenciation pédagogique se faisant généralement par groupe de niveau, la construction actuelle de l'école autour de la classe de niveau semble être un frein à la différenciation pédagogique parce que les niveaux pourraient être plus fins dans le cas de regroupement de plusieurs classes au sein d'un même enseignement.

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  •      Les classe sont aussi rigides du point de vu vertical. Le problème est alors que, la classe passée, l'élève est considéré comme au niveau de la classe précédente donc ayant acquis toutes les compétences et connaissances dans toutes les disciplines scolaires de la classe inférieure et pouvant donc suivre les enseignement relatif à son nouveau niveau de classe. (Le code de l'éducation défini la progression des élèves en terme de cycle mais tempère cette possibilité de mobilité verticale dans le cycle central en parlant de passage de classe définie « au terme de chaque année scolaire ». L311-7, alinéa 2). Nous pouvons nous interroger sur le bien fondé de ce postulat : « s'il est passé, c'est qu'il a le niveau », étant donné que pour « passer » dans la classe supérieure, il faut aux élèves 10 de moyennes générale sur l'année, ce qui ne signifie en aucun cas qu'il a obtenu 10 dans toutes les matières. Nous prendrons 10 comme référence actuelle bien que les textes ne donne pas de note particulière mais parle de « bilan pédagogique » favorable au passage, ce bilan étant émit par l'équipe pédagogique.(Decret 90-484 du 14 juin 1990). De plus si 10 est la note moyenne, alors pour un élèves qui a 10 de moyenne cela signifierait qu'il a acquis la moitié de toutes les compétences et connaissances fixées par les programmes?! Dès lors il ne serait pas apte, même avec 10 de moyenne dans toutes les disciplines à suivre l'enseignement de la classe supérieure puisque n'ayant que la moitié des compétences et connaissances. Les élèves actuellement, donc, ne pouvant suivre que les cours de leur niveau administratif et non de leur niveau de compétences réelles sont voués à être systématiquement en décalage avec les textes officiels et en echec partiel. Toutefois l'article 311-3-1 précise que « lorsqu'il apparaît qu'un élève risque de ne pas maîtriser les connaissances et les compétences indispensables à la fin d'un cycle, le directeur d'école ou le chef d'établissement propose aux parents ou au responsable légal de l'élève de mettre conjointement en place un programme personnalisé de réussite éducative. ». Ceci peut être une possibilité de solution face au « retard » de certains élèves bien qu'il ne substitue pas au forme de différenciation pédagogique déjà mises en oeuvre dans la classe. (Guide pratique pour l'expérimentation des programmes personnalisés de réussite éducative à l'école et au collège durant l'année scolaire 2005-2006, 19 aout 2005). Cette idée qui reprend ce qui est proposé dans l'Organisation de la formation au collège (Décret no 96-465 du 29 mai 1996) ou dans Mesure pour le collège des années 2000 (B0 n°28 du 15 juillet 1999) ne s'adresse qu'a des individualités qui ont des soucis avec les apprentissages. La question qui nous interresse se construit autour d'une logique de différenciation au sein d'un groupe, dans un établissement avec des élèves « communs », avec tous les élèves.
    L'enseignant ne peut actuellement pas mélanger des élèves de différents niveaux de classes pour faire un cours où la différenciation pédagogiques serait plus pertinente.

    Aujourd'hui l'enseignant qui doit jongler avec le niveau réel de ses élèves et le niveau présuposés des élèves dans les textes n'a que la différenciation pédagogique et/ou didactique pour faire progresser chacun de ses élèves, mais les conditions d'application de cette différenciation pédagogique semble limitées la portée des interventions enseignantes.



    Cet « opinion constat » nous amène à envisager plus de flexibilité tant dans la verticalité que dans l'horizontalité de la mobilité du collègiens (nous nous fixerons au collège, parce que les observations réalisées ont eut lieu en collège.) La question de l'organisation de cette flexibilité serait alors à poser dans un second temps, le pragmatisme ne devant pas être mis en défaut face à la conjoncture actuelle au risque de voir tout ceci tombé dans l'inutile.



    Toutefois au regard de ce raisonnement des questions ethiques sur l'éducation apparraissent et des réponses idéales :

        Etablir des groupes de niveau a priori revient a considéré qu'il y a des bons et des mauvais élèves, c'est la logique républicaine d'égalité face à l'éducation qui est alors être remise en cause, parce que les besoins ne seraint pas les meme pour tous. Nous retrouvons alors une école avec des « ordres » disctincts, ne délivrant pas la même éducation à tous pour cause de différences de départs. Les textes officiels actuels parlent de filières qu'il faut éviter de mettre en place au collège. Mais l'on peut envisager que dans le collège unique qu'il y est des groupes de niveaux, modifiables dans le temps, pour une discipline. L'élève appartenant à un niveau de compétence par discipline, relatif à son niveau de compétence, établit à des intevals donnés, et pouvant être modifiés en dehors de ces temps de contrôle dans la formation. Avoir des structures de petite taille semble être une nécéssité au regard du casse tête que constitueront la construciton des emplois du temps, qui ne pourront d'ailleur être définitif en début d'années. Faudrait-il envisager par la même de modifier les rythmes scolaires relatif aux vacances et au temps de travail par semaine des élèves pour que ces groupes puissent se mettre effectivement en place.

        De plus si l'on accepte les groupes de niveau alors on acepte que tout le monde puisse réussir mais... si tout le monde réussi par l'intermédiaire des groupes de niveau alors : soit tous le monde à le même diplôme donc le diplôme ne vaut plus rien et la valorisation de l'individu se fait d'une autre façon (attention aux discriminations), soit on considère que tout le monde peut réussir à des niveaux différents, auquel cas on remet en cause une fois de plus l'égalité entre individu et le risque est de voir une orientation précoce vers le milieu jugé le plus adéquats à ce qu'est l'élève. Ceux qui accetent la logique de groupe de niveau accepte en quelques sorte que les individus puissent évoluer en dehors de leur carcan social, puissent réussir dans un domaine qui ne serait pas le sien, mais par la même mettent en danger l'équilibre du système, car s'il y en a qui montent, il en faudra qui descendent.


Publié dans éduca-tic

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