quand je me permet de dire non!

Publié le par ASP385

Rendez vous 10h ce matin, jeudi.
Rendez vous sur les bords de la capitale française... une boite de street marketing.
Je cherche du travail, ils m'ont appelé pour un emploi, j'y vais... je me doute que les conditions sont pas top, mais bon, qui ne vas pas voir, ne sauras jamais.

Arivée : une vingtaine de jeunes, souvent plus jeune que moi sont là. L'attente dure, un peu, deux trois jeunes dynamiques sapé fashion classe passe devant nous. Vous avez vu 99F, ce genre là. Hummm, c'est pas trop mon style et bosser dans ce genre de milieu ne va surement pas me plaire. Mais bon, j'y suis, j'y reste, je verrai.
Début d'un entretien collectif : exposition des missions proposées... polluantes souvent : de par les déchets qui sont produits, démagogues et dégueulasses : de part les techniques de vente qui sont mises place, notamment à destination des enfants. On jouera sur l'affectif de nos bambins pour leur vendre des croquettes frappé du saut de "grande" maque de céréales), malsaines en terme de santé : de part les invitaions de pousse à la consomation dans des chaines de junk food, invitations distribuées à la sortie des lycées. Etc. Leur fait d'armes succèdent à cette présentation dans laquelle je ne me retrouve pas du tout :  campagne pour intel et machin, utilisation de matériel Itech pour accrocher les passants. Passant réduit à un simple consomateurs potentiel, ça me gonfle qu'il joue sur l'affectif des gens pour vendre, ça me gonfle au moins autant d'imaginer un belle brochette de moutons s'en allant joué avec un star de boite de céréale en pretextant que c'est pour leur enfant. La pub ne fait vendre qu'à ceux qui ne réfléchisse pas à ceux qui ne réflechisse pas à ce qu'ils achètent. Je diverge...
Ca devait se passer ainsi : ennonciation des offres de mission puis tour de table pour choix personnels, genre vous êtes responsable (ahhh le management) et ensuite pause puis entretiens individuels pour dispaching.
    Au tour de table j'ai soulevé les problèmes que ma conscience me posait... et me suis barrer à la pause... Certains furent interloqués, d'autre rien, la responsable du recrutement m'a dit ok, salut. J'ai même été remercier de ma franchise (ça ne mange pas de pain, je reste un client potentiel...).
   
    Tout fier de cette démarche que j'estime militante et citoyenne je pars la tête haute : j'ai mouché un patron !
Oui mais cette démarche n'est possible que parce que ma situation financière est avantageuse (pour l'instant) grâce aux autres emplois que j'ai dégotté. En somme si ta pas de tune, ils te tiennent!!

Que faire?

Publié dans poli-tic

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