L'ortografe (2)

Publié le par ASP385

Preske un an aprè, je me repanche sur ce blog pour ékrire de nouvo.
Non, cette première fraze n'est pa pleine de fotes d'ortografe, juste, construite avek une ortografe diférante.

En en discutant avec d'autres citoyens concernés (prof pour la plupart), je me suis rendu compte de notre égoïsme à vouloir conserver en l'état la langue française. Une réforme de plus (parce qu'il y en a eu beaucoup) ne ferait de mal personne, me semble-t-il.
Certains crient à la profanation culturelle, notre histoire nous vient de l'antiquité et le français actuel se construit sur ses racines latines... chouette ! et quoi ??

La majorité de la population ne connait rien de l'histoire de la langue, ne connait aucun mot en latin (et je ne parle pas du grec ancien)... et nous nous voulons, pour notre propre plaisir, continuer à imposer ce code compliqué et difficilement maitrisable qu'est la langue française d'aujourd'hui.

Certaines langues meurent... et comme pour beaucoup de choses, c'est ce qui ne s'adapte pas qui disparait. La langue n'a pas subit d'évolution majeure depuis plus de 100 ans, ce qui n'était pas arrivé depuis longtemps... elle se morfond dans ce qu'elle considère comme de l'irrespect, on râle contre ceux qui la maltraite ! Ne devraient-ils plus écrire ? Ne devraient-ils plus parler ?
Ce qui nous a permis de construire notre connaissance du code, c'est l'école et le milieu familiale : là où on lieu les échanges oraux et écris qui nous permettent de nous enrichir, de nous construire, d'apprendre... et ceux qui n'ont pas cette chance : pas la chance d'être aller à l'école, qui ne maitrise pas le code, que transmettent-ils à leurs enfants, comment ces enfants peuvent faire pour maîtriser notre code ? Et je ne parle pas de l'école qui est uniquement tournée vers un public bien particulier et qui laisse sur le côté une grande part de l'échuiquier social, et donc ne permet pas à tous d'accèder à la même maîtrise du code langue.

En somme, pour que la langue française ne disparaisse pas, il faut qu'elle évolue. Et non, elle ne va pas perdre son âme, son histoire, l'évolution fait partie de l'histoire : qui lit du molière en vieux français à l'heure actuelle ? qui peut le lire ? Est-ce pour autant que ses textes ont perdu en qualité et en profondeur ?

Je ne dit pas pour autant que la syntaxe texto soit la solution, mais augmenter la part phonétique dans l'écriture faciliterait certainement les choses :
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je ne parle pas les ai è ê ei ou des in im un um ou des ph f ou des en am em an ou du pourquoi de la présence des double consonnes, des changements de lettre avant un p ou un b !?

Si l'idée profonde de la langue, c'est de construire un outil permettant l'échange et le dialogue au sein de la communauté nationale alors nous avons aujourd'hui un problème, parce que les niveaux de langues tendent à  engendrer des langues différentes, grâce auxquelles il ne peut plus y avoir aucune correspondance (au sens d'échange et non pas de similitude...) entre les membres de la communauté.

Réformons ! Aussi dur que celui puisse être pour nous, nous qui n'avons pas de soucis avec le modèle actuel. Pensons ensemble du groupe, échange et dialogue, la langue doit rester un outil fédérateur.

Publié dans éduca-tic

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