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Cette réflexion est née de la question :

Un policier, un(e) enseignant(e), etc, sont-ils des pères ou des mères de familles quant ils sont dans l'exercice de leur fonction ou sont ils une entité de la fonction publique?

 

Pour moi la réponse est claire :

Un fonctionnaire est une entité de la fonction publique.

 

 

Mais partons du principe qu'ils sont aussi des individus citoyens, si l'on observe deux cas de figures simplistes pour comprendre les enjeux attrayants à ce point de vue:

 

Quand tout va bien

En se définissant comme individus au sein de la fonction publique, et en étant accepté comme tel par la société, on laisse à chaque individu la potentialité d'agir à sa guise avec les pouvoirs que lui offre sa fonction. On observe alors des bavures policières, des enseigants demandants aux élèves de faire plus alors qu'il n'en est pas question pour eux, des politiques qui détournent de l'argent pour s'enrichir, etc... Le problème est que définir le fonctionnaire autour de son indivualité lui autorise à utiliser ses prérogative d'agent d'état pour satisfaire son individualité, dès lors le rôle de fonctionnaire n'est plus définit par l'état mais par l'individu. Il en résulte que ces fonctions d'état ne sont plus reconnues par ceux qui devraient pouvoir compter dessus : les autres citoyens. Il en résulte des politiques "tous pourris", des profs "tous faignants", etc.

Donc il faut que la personnalité de fonctionnaire se construise autour de la fonction et non autour de l'individualité et que cette dernière ne soit qu'un moyen régulateur des actions liées à cette fontion.

En somme être fonctionnaire, c'est accepter de devenir une entité de la fonction publique, fonction sacerdotale s'il en est, et non pas un citoyen privilégié.

 

Quand tout va mal

En se définissant comme individus au sein de la fonction publique, et en étant accepté comme tel par la société, on accepte de reconnaître l'agression d'une personne comme une attaque sur agent de la fonction publique. On entend alors dans les médias, que tel ou tel fonctionnaire est aussi père de famille, que tel soldat est frêre ou soeur. Je suis désolé pour eux mais il n'en est rien, si en dehors de leur fonction ils sont ce que leur individualité fait qu'ils sont, dans leur fonction ils ne sont plus rien de tous ça. Il ne faut pas mélanger ces deux vies de l'individu. Ca n'est pas aux pères familles que l'on donne les flash-ball ou des tasers pour arrêter les citoyens, mais bien aux agents des force de l'ordre ; ce n'est pas aux fils et fille que l'on donne le droit d'orienter un élève dans telle section contre son gré mais bien à l'enseignant; et ce n'est pas au frêre ou la soeur que l'on donne un famas pour parader gare saint lazare pour protéger les citoyens des méchants terroristes poseurs de bombes mais bien au soldat !

Il faut que les fonctionnaires acceptent de mettre de coté (et non de perdre) une partie de leur individualité pour remplir de façon correcte leur fonction.

 

 

Il est hors de question de faire ici le procès des fonctionnaires en poste mais bien de tenter d'exprimer un point de vue sur la reconnaissance que moi, citoyen, en ai. La seule logique pour un bon fonctionnaire est que :

 

La personnalité du fonctionnaire se construit autour de la fonction et non autour de l'individualité, mais cette dernière doit être un moyen régulateur des actions liés à la fontion.


Cela serait pour moi une manière de faire reconaitre de nouveau l'importance des services publiques dans notre modèle sociale, de remettre à leur place les fonctionnaires, non comme citoyens privilégiés, mais comme individus ayant pour vocation de servir sans distinction la majorité.

 

 

 

 

Pour une augmentation des budgets de la fonction publique et un renouveau dans la façon de voir le travail pour ses agents...


Par archaea - Publié dans : philozo-tic
Mercredi 14 octobre 2009 3 14 /10 /2009 13:29
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40% des 18 -25 n'ont pas voté! 40% des 18 -25 ans n'ont pas voté! 40% des 18 -25 ans n'ont pas voté!

Voilà comment commencait « jeune et con » de Saez après le 21 avril 2002!



Pourquoi les jeunes ne s'interessent-ils pas à la politique?

Le problème avec ce genre de question, c'est que ceux qui se la pose (comme moi) s'interressent à la politique, donc peuvent difficilement répondre à celle-ci en connaissance de cause! Dès lors, ma réponse (qui suit) est illégitime. Vous avez donc trois choix qui s'offre à vous :
-passer à un autre article.
-lire en connaissant votre illégitimité et compléter peut-être cette fausse analyse.
-lire en connaissant votre légitimité (si la politique ne vous interesse pas) et valider ou non les hypothèses présentées...

 

Revenons à nos moutons.

La première des raisons de ne pas s'interesser à la politique : c'est de ne pas avoir de raison de s'y interesser.


    La formation scolaire ne fait qu'écarter les jeunes de la politique. Elle est bannie de l'école au pretexte, fallacieux, de la subjectivité des enseignants vis-à-vis des courants actuels. Fallacieux, car arborer ce prétexte revient à nier le coté politique des matières telles que l'histoire, l'économie, la gestion, etc. Dans cette institution tout avis, toute idée, pouvant avoir une connotation politique est qualifiée d'ostantatoire quand ce n'est pas de subversive (insulte suprème des conservateurs de tous genres, qualificatifs adorés des gauchistes de tous bords).
Ne pourrait-on pas envisager des cours de politique dont le contenu pourrait être une histoire des partis mélée à la présentation des contextes socio-historique de celles-ci. Cours qui permettrait de comprendre la liaison entre le présent et le passé, qui facileterait pour les jeunes générations des prises de positions claires et construites dans le futur ? Peut être un outil pour arrêter l'alternance gauche droite de ces 20 dernières années, peut être un outil pour que la politique ne soit plus qu'exercice de communication mais engagement et sacerdoce pour ceux qui s'y engagent... Modifier la perception qu'auront les citoyens de la politique en modifiera à terme le contenu.
   

    Cette présentation politique de la société pourrait aussi être un moyen de faire emmerger un tant soit peu de contreverse dans la vie quotidienne des établissements, controverse base du dialogue, de la prise de position, de la réflexion, de l'engagement : du citoyennat (néologisme, mais l'on ne peut parler de citoyenneté pour des mineurs, puisqu'est citoyen celui qui est majeur). Si cela remet en cause toute une vision de l'enseignement, si les élèves se mettent à penser ce sont les enseignants qui en feront en premier les frais, cela me semble être utile à moyen et long terme si l'on veut que nos futurs concitoyens arrêtent d'offrir des minutes de leur cervaux disponibles à quelques grands communiquants : qu'ils soient industriel de la junk food ou politiciens surranés

 

    Si ce paragraphe présente plus un monde idéal plus qu'un  état des lieux, c'est parce que l'état des lieux est simplissime : les jeunes n'ont aucune raison de s'interesser à la politique parce qu'elle ne leur est  pas présentée à l'école, lieux d'accès au savoir de tous pour tous par tous (idéalement). Leur vision s'arrêtant aux JT et autres gratuit d'informations, qui ne vont pas plus loin que la présentations des dépêches, les vieux élèves, jeunes étudiants se désinterressent majoritairement de la politique parce qu'elle n'a aucun intéret pour eux et semble loin de leur quotidien.

J'entends déjà les critiques dire que c'est un des rôles de la famille. Certes mais quand la famille, sous entendus les parents, n'ont pas eut d'éducation politique, pour diverses raisons, il faut bien lancé la mécanique à un moment donné. Faute de quoi, ou grâce à quoi je vous le concède, ces individus seront toujours manipulés par les discours démago de la publicité électoraliste (déjà que pour ceux qui ont une petite culture politique, moi par exemple, c'est dur de ne pas y succomber). J'ajouterai que la passation de consigne électorale par héritage idéologique ne me semble pas plus intéressante que ça. D'autres critiques, libéraux sans doute, diront que chacun à le choix et peut se prendre en main, vision politique d'un monde qui n'est pas...

 

    En somme, s'interssé à la politique c'est avant tout la connaitre, la comprendre, mais cela n'est possible que si l'on a accès à cette connaissance. Le lieu du transfert de la connaissance reste par exellence l'école, si celle-ci ne fait pas le premier pas dans la construction des idées politiques alors cette dernière restera à jamais le giron de quelques familles qui sensibilisent leurs enfants, qui en allant à la fac... font l'éducation d'un petit nombre... mais les autres ?



Pi je cherche encore d'autres raisons...
Par ASP385 - Publié dans : philozo-tic
Lundi 12 octobre 2009 1 12 /10 /2009 10:21
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Réhabiliter la valeur travail... Voilà un des trucs qui restera de la campagne du président actuel de nous.

Mais depuis kan le travail est une valeur ? La liberté, l'égalité, la solidarité, etc, sont des valeurs, mais le travail ? Il me semblait que c'eut été une activité.

    En plaçant le travail au rang de valeur on en fait de l'abstrait. On lui ôte son aspect concret : des individus, comme vous et moi, qui se pètent les reins à la tache, qui répondent à des centaines de coup de fil par jour, qui se la coule douche (pas forcément les fonctionnaires), qui ont 14 ans et sont exploités pour 300 euros pas mois, etc. 
    Quelle igniominie que de spolier tout les travailleurs (du privé comme du public) du contenu de leurs activités en en faisant une valeur. Comme s'il pouvait y en avoir une définition unique et globale du travail, comme si travailler pouvait correspondre à la même chose pour un médecin urgentiste, un éducateur de rue et un prof de plongée ?

    La valeur se veut être universelle : stigmatisons donc un peu plus ceux qui font le choix de ne pas travailler et vivent autrement (je ne parle pas ceux qui font le choix de vivre des allocs, bien que ces derniers soient peu nombreux). Quoique cette stigmatisation nécessite de définir le travail : est ce que c'est forcément avoir une activité salarié ? Les parents au foyer ne travaillent-ils pas ? Si un animateur vous dit qu'il part en "colo" pendant les vacances, combien considèrons qu'il part bosser ? Les intermittants sont ils des travailleurs pour la majorité d'entre nous ? et les fonctionnaires ? Et faire son potager le dimanche, bosser dans son habitation pour rénover une piaule ou refaire un chiotte, ça n'est pas bosser ? Faire ses comptes pour savoir s'il y aura de la viande dans le frigo jusqu'au 30, ça n'est pas du travail : gestion, anticipation, plannification ?
Réhabiliter le travail, si l'on convient que ça n'est pas une valeur, ca vaut pour qui en définitive ? Qui a l'impression de ne pas bosser dans ce pays ? Et qui croit que son voisin est un branleur fini ?

En fait la seule question qui se cache la dessous c'est : Pourquoi toujours croire que les autres ne sont pas aussi bons que nous ? pourquoi toujours estimer que ce que l'on fait est mieux que ce que fait l'autre ? Pourquoi toujours avoir le besoin de se comparer et si possible de marcher sur la tronche du voisin (pour plus/mieux exister ?)?

L'égalité et la fraternité. C'eut été des valeurs, qu'il serait temps de réhabilité.
   
Par ASP385 - Publié dans : philozo-tic
Jeudi 8 mai 2008 4 08 /05 /2008 10:11
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La question qui me taraude en ce jour est :

-Devient-on citoyen parce que la coercition étatique, mise en place par l'appareil législatif notamment, nous oblige à suivre les règles ?
-Ou devient-on citoyen parce qu'on intègre un système de valeurs et de normes au contact de nos concitoyens et du système, système qui nous semble être bénéfique pour nous et la majorité de nos semblables ?

    La première de ces deux questions trouvera sans doute une réponse positive dans la bouche des libéraux les plus aguéris. Ceux-là même qui ne voit en l'Etat qu'une structure vouée à mettre en place un système coercitif suffisant au maintient du libre échange... Tout un paradoxe entre restriction des libertés individuelles de la majorité possédée - par le système autant que par ceux qui le gère (il s'agit bien ici de gestion et non de gouvernance) - et augmentation des libertés individuelles pour la minorité possédante.
Pour eux donc la citoyenneté sera surement le simple fait de se conformer à la norme. Norme qui pourrait, tant qu'à faire, les amener à réaliser un profit suivant une courbe exponentielle. Je ne suis pas tout à fait d'accord avec cette vision du citoyen : recepteur plus qu'acteur, pour qui les choix reposent sur : être comme ou disparaitre. Une citoyenneté qui fait de nous de joyeux imbéciles, inconscient de leur statut et de leur individualité auto-decisionnaire. Un citoyenneté à la "le meilleur des mondes" ou "1984" : les pensants ne seront pas, sauf s'ils apparitiennent à l'establishement.

    C'est donc une réponse positive à la seconde question vers laquelle vont se pencher humanistes, républicains à la française et révolutionnaires qui militent pour un peuple pour le peuple et par le peuple. Une citoyenneté reposant sur l'engagement aussi bien reflexif que physique. "L'intégration volontaire de chacun à une communauté qui se développe le plus harmonieusement possible" comme leitmotiv de la relation social et de la gestion du pouvoir. Des citoyens dirigeants qui ne fasse du pouvoir leur métier, des citoyens populace qui ne fassent pas de leur statut de travailleur 35h une clause de légitimation de l'inactivisme et du ralage permanent. Partiper contre laisser faire et râler. Intégrer les normes de soi-même, sans force extérieure, et par le partage : c'est s'assurer plus de reconnaissance de la majorité envers le groupe et ceux qui le compose : plus de solidarité... la liberté et l'égalité n'étant jamais très loin. Encore faut il que cette première se mette en place.


Faites votre choix, c'est vers la seconde que je me penche.



Reflexion née de la lecture d'articles sur l'augmentation de la répression policière en France, de l'augmentation du nombre de lois, cadrant de plus en plus les libertés individuelles, de l'augmentation des systèmes de coercition en tous genres : boite à bruit anti-jeune, video surveillance, navigo, puce de portable... etc etc
Par ASP385 - Publié dans : philozo-tic
Mercredi 23 avril 2008 3 23 /04 /2008 10:32
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Quand les valeurs 68-hard sont déconstruites par les nouvelles générations...


De l'éternelle place des jeunes

    Place aux jeunes, les vieux ont le pouvoir et font des lois qui n'influenceront même pas leur vie, ils décident pour les jeunes qui subissent...


    Ce langage doit être tenue depuis toujours, à peu près! Lors de ces années de changement on aurait pu croire qu'en prenant le pouvoir, parce qu'ils allaient le prendre, au moins en vieillissant, la place des jeunes évoluerait... Walou, nada, que couic! Les jeunes ont des stages mal payés ou des cdd de misère surlesquels les patrons font moins de sortis d'argent... mais ils ne comprennent pas que si l'argent ne tourne pas plus aujourd'hui au sein de l'emploi demain c'est leur retraite que l'on aura du mal à payer... Remarquez qu'il est fort propable que ce soit les mêmes qui ralent dans quelques années contre les jeunes qui ne bossent que 45 h par semaine alors que eux ont bossé toute leur vie et estime donc avoir le droit à une retraite...descente!

   

    En ayant le pouvoir d'achat et la majorité démographique ces ex 68 hard vont faire tournée l'économie à leur profit et orienté les politiques sur eux. A nous, les jeunes de nous adapter à eux?!



Comme on ne va pas tout mettre sur le dos des babyboomers 68-hard parce que tout n'est pas que de leur faute, en tout pas de la faute des idéaux qu'ils avaient, plus de leur détournement... Je vais arrêter cette série ici et voir si le public apprécie ce genre d'initiative dans le temps (4 jours c'est pas bien long...)


Pour conclure sur le sujet :

Cette génération aura eut à peu de chose près tout ce qu'elle aurait pu esperer et ne nous refile que bien peu de chose dans un état viable... Espérons qu'elle fasse tous ce qu'elle peu dans les 20 ans à venir, parce qu'elle pourra compter sur nous pour l'y aider... entre argent de vieux et dynamisme de jeune, le changement à de beaux jours devant lui... seule l'unité paiera!

Par archaea - Publié dans : philozo-tic
Mardi 7 novembre 2006 2 07 /11 /2006 09:40
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