De la fin des cours magistraux pour le bien de tous
Pour pouvoir remettre en cause les CM il faut d'abord comment ils fonctionnent :
Le cours magistral c'est : un professeurs + une classe. Pour les plus pédagogues des enseignants ils verront des individus pultôt qu'une classe et feront tout pour en prendre en compte un maximum cette diversité (égalité des chances pas différenciation pédagogiques).
Mais le CM repose donc sur une logique de l'attention des élèves envers le prof : le prof parle, les élèves notent et apprendront plus tard. Mais en fait, dans la pratique qui notent? Qui apprends après? Si cela fait bien longtemps que les élèves studieux et attentifs face à un enseignant ne tolérant pas le moindre écart de conduite ont disparu, il n'en reste pas moins que cette logique est toujours d'actualité parce qu'indisocialble de ce type de cours.
La relation élèves-studieux face à prof-strict s'est finie dans les années 70 quand les adolescents se sont vu offrir une place à part entière dans la société, grâce entre autre à la démographisation scolaire. Leur statut social évoluant, des règles se sont crées pour organiser se statut : plus de liberté économique bien sur, mais aussi de pensée, d'écrire, etc... L'école n'a dès lors été que contrainte, paradoxelement, par ces nouvelles règles et n'a pas su s'y adapter : le CM est un des restes de la pédagogie du système non unifié d'avant la loi Habby, tout comme les savoirs présentés uniquement sur l'intelligence linguistique et hypothético-déductive (gardner, 1975) qui était adaptés aux publics spécifiques d'avant le collège unique. (Cette analyse est en grande partie tirée de Histoire de l'enseignement et de l'éducation IV. Depuis 1930, Antoine Prost, dont je conseil l'introduction à tout le monde)
Inadaptées au public scolaire, voilà ce qui en ressort ; quelles conséquences : Mésapprentissage ! Le cours magistral n'offre pas la possibilité aux élèves de construire leur savoir avec l'enseignant. On sait aujourd'hui, grace aux sciences de l'éducation, que nous n'apprenons pas à juste regarder quelqu'un parler. S'il faut un minimum d'attention, il faut aussi être en mesure de comprendre ce qui se dit, et après ça manipuler les savoirs présentés pour se l'approprier et en faire sa connaissance. Le CM ne permet pas ça parce que dans le cas où l'élève réussi à être attentif 4 ou 5 heures en une matinée, il ne peut pas manipuler le savoir puisqu'il le note sous la dictée. (En témoigne le nombre d'étudiant en première année qui savent prendre des notes.). L'élève ne pourra comprendre son cours que plus tard une fois rentrée chez lui ou en dehors du cours(si tant est qu'il n'y ai pas de problème de niveau de langue). En cas d'incompréhension l'élève sera alors face au néant : le prof étant la seule source de savoir qu'il a à disposition dans l'établissement ou en dehors, la seule référence sur le cours produit, qui, s'il est impersonnel parce que ne s'adressant à aucun élève en particulier est personnel à l'enseignant.
Si la position est inconfortable pour l'élève elle l'est au moins autant pour l'enseignant. Celui-ci ne sera que confronté à l'échec de ses élèves puisque son cours ne peut répondre à toutes les caractéristiques de tous les élèves. En témoigne le niveau en langue vivante au bac, après 7 années de pratique!? L'enseignant n'a de choix que dans ceux qu'ils visent par son enseignement, en aucun cas il ne pourra toucher tous le monde au cours d'un CM...
To be continued...
De la création de nouvelle forme d'enseignement...
attendez vous au pire... voir : De l'augmentation du temps de travail des enseignants