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  • : Ma France que j’aime et que je ne veux pas quitter est un melting-pot d’où sortent des mulâtres, des batards culturels : des citoyens chargés d’une histoire pleine de mauvaises et bonnes choses et qui, conscients de leurs origines multiples, font en sorte que chacun des leurs semblables puissent être leurs égaux. Trois seuls mots à la bouche : Fraternité, Egalité, Liberté.
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Mercredi 12 janvier 2011 3 12 /01 /Jan /2011 20:04

Pour le pouvoir la liberté engendre aussi une difficulté parce que le peuple pourrait se mettre à choisir, à décider par lui-même, à demander d’être responsable. Il a donc trouvé un stratagème pour éviter cet écueil.

 

Une construction historique

 

Pour le peuple avoir une liberté engendre une responsabilité. Cette responsabilité repose sur les conséquences de son utilisation. Il faut être capable de s’auto-censurer au regard de la liberté d’autrui que nous n’avons pas le droit de limiter au risque de en plus pouvoir vivre ensemble. En effet ne pas tenir compte de l’expression de la liberté de l’autre lorsque nous exprimons la notre peut engendrer la construction d’un rapport de force entre nos deux libertés. Du rapport de force nait une hiérarchie et à terme des conflits. La continuité de la liberté repose sur son respect intuitif au regard d’un idéal de partage, de solidarité et d’échange.

 

Un problème se pose donc au pouvoir centralisé  : comment s’assurer que chacun puisse exprimer sa liberté sans qu’il n’y ait création de conflit(s) au sein de la société qu’ils dirigent. (Notez que vous supprimez le problème en supprimant ce type de pouvoir). Il fallait donc définir les modalités de l’utilisation de liberté.

Mais les gouvernants ont posé un postulat qui a tué dans l’œuf nos libertés et ce depuis le début (1789) : le citoyen s’il avait à utiliser seul sa liberté ne serait pas raisonnable. Et ce parce que les citoyens sont incapables de s’entendre parce qu’incapable de comprendre les choses complexes qui attraient à la gestion d’un état et ont donc des avis simplistes. Les citoyens ne sont attirés que par la violence et préfèrent mettre en exergue ce qui les oppose plutôt que ce qui les rapproche.

De ce postulat émerge une idée : le pouvoir est composé de gens qui savent ce qui est bon pour le peuple, alors le pouvoir décidera en lieu et place des citoyens (déraisonnables). Il revient donc à nos gouvernants de nous, citoyens, protéger de nous même, citoyens.  Dès lors il est convenu, puisque cette idée a fait son chemin, que seule la loi peut définir les modalités de l’expression de nos libertés. Il reviendra alors au pouvoir de définir ce qui sera raisonnable.

 

La liberté est donc dès le moment où elle est envisagée, limitée par ceux qui la mettent en place. De là va naître le concept de liberté républicaine : soumise à l’esprit de ceux qui savent pour palier à l’esprit de ceux qui ne savent pas. Et pour faire « passer la pilule » le concept de sécurité est avancé : pour la sécurité de tous, la liberté de chacun va être restreinte. Cette logique ravira ceux qui préfèreront avoir une vie uniquement heureuse plutôt qu’une vie qui a du sens (et parfois être heureux). Ceux qui prônent la sécurité plutôt que la liberté se trahissent facilement : ce sont ceux qui vous disent : « peut m’importe les contrôlent, je n’ai rien à cacher alors je veux bien tout montrer ».

La restriction de la liberté par la loi est vendue comme une règlementation des échanges entre citoyens. Cette règlementation des échanges doit permettre d’organiser la liberté  de tous pour que chacun puisse être libre de la même manière. L’égalité des hommes devant la loi, doit garantir leur égalité face à la liberté.

Le problème de la liberté est qu’elle crée des tensions du fait qu’elle crée de l’incertitude puisqu’elle oblige à faire des choix, à prendre une responsabilité. Si l’on considère qu’en effet les individus ne sont pas à même de faire des choix pour eux même et ce de manière « bonne » : c’est qu’ils sont inégaux devant la liberté. Alors l’état devient l’indispensable garant de la liberté, de la protection de ceux qui ne pourraient pas penser et agir comme il le faudrait.

Mais, même si l’on accepte cette corrélation entre liberté et incertitude, en quoi l’état et ses réponses règlementaires vont-ils lever les incertitudes pour les individus ? Tout ce que va apporter la loi, c’est la disparition de la liberté au profit du droit. La loi ne rend pas les hommes plus égaux face à la liberté, elle nie la liberté pour rendre les hommes égaux face à la loi. La loi autorise : c’est dans sa nature d’être liberticide. La loi ne résout rien quand à la gestion de la liberté. La loi interdit, permet mais n’empêche pas. Croire en une sécurité législative est un leur,  parce que l’équilibre liberté/sécurité nait de ce que veut chaque individu : de la construction d’un système de valeur qui lui est propre et qu’il partage avec d’autres. Croire en une sécurité législative est un leur parce que la loi n’a pas d’influence sur la liberté, uniquement sur le droit, dès lors les hommes qui voudront utiliser leur liberté le pourront et puisque la loi ne peut pas proposer de solution quand à la construction d’une égalité face à la liberté alors c’est l’inégalité qui prévaudra. Il me semble que l’égalité face à la liberté ne peut se construire qu’au travers l’éducation.

 

Le postulat qui fait du citoyen, un objet social dénoué de bon sens et pour qui il faut mettre en place une structure garantissant son bien être et définir sa « liberté » me semble fallacieux et n’être, en fait, qu’un argument construit a posteriori pour justifier de l’existence de l’état et de ses logiques coercitives. Une fois exclu les formes de pathologie, l’éducation peut apporter des solutions à cette appréhension de la liberté. Pour tout un chacun l’intégration de la compréhension des libertés repose sur l’éducation. En somme si l’éducation est bien faite, les autres seront au sein de la pensée de tous et donc l’égalité devant la liberté se fera plus présente. (Mais dans ce cas là, l’état perdrait sa mission régalienne principale qu’est la protection des populations, puisque nous serions garant de ces bonnes relations.).

Au regard du système actuel, qui est centré sur le droit et non sur la liberté, je me pose uen question : pourquoi le citoyen (au sens large) a-t-il accepté que l’on puisse décider pour lui et reconnaitre que lui et ses semblables ne sont pas assez intelligents pour faire des choix les concernant, a-t-on construit une éducation non émancipatrice qui fait croire au citoyen en son absolue et nécessaire soumission au système ?

Par ASP385 - Publié dans : poli-tic - Communauté : Libre pensée politique
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Lundi 10 janvier 2011 1 10 /01 /Jan /2011 22:34

Avons-nous de la liberté ? Avant de se poser la question de sa possession et conséquemment de son utilisation, il faut se poser la question de son utilité.

 

On en parle comme si elle était naturelle, légitime et systématiquement associée à la vie humaine. Il faut remettre cela à plat. La liberté est un choix politique qui repose sur une vision de ce qu’aspire à devenir l’humanité. Je ne postule donc pas que la liberté est intrinsèque à la nature humaine, je postule en revanche qu’un système politique stable et juste ne peut avoir comme pilier central que la liberté. La liberté n’est pas obligatoire à la vie, elle est obligatoire à la paix, voilà en quoi elle est utile.

 

Il faut définir ce qu’est la liberté pour être sûr que les vocables aient la même signification pour tous. La liberté est la possibilité de faire ce que l’on veut, sans y avoir été autorisé ou contraint (par la force, par la manipulation ou par la ruse), dans le cadre d’un principe de base : si ma liberté contraint celle d’un autre alors je l’utilise d’une façon non légitime. (La liberté n’existe et ne supporte donc qu’une seule règle ).

Si la contrainte est reconnue comme antinomique à la liberté, et qu’il en va de même pour la manipulation (même si dans la réalité, elle est plus dure à percevoir que la contrainte), c’est le cadre de l’autorisation qu’il est plus dure d’entendre pour certain de nos concitoyens.

 « Etre autorisé à » ne permet pas d’exprimer une liberté, cela ne rend pas libre, cela permet d’utiliser un droit que l’on nous accorde. La différence est qu’un droit est donné par quelqu’un ou quelque chose (une administration, une institution) alors qu’une liberté est auto-administré : je suis le seul dépositaire de ma liberté. La liberté relève de « la responsabilité de l’homme qui ne peut s’en remettre ni à un pouvoir ni à un dieu. [Parce qu’] au contraire, il faut s’engager au nom de sa responsabilité de personne humaine », en tant qu’individu, pour faire valoir cette liberté. La liberté n’est pas donnée, elle est prise. Ce qui est donné, offert ce sont des droits.

 

La seule contrainte que pose le droit pour le citoyen s’est de l’utiliser ou non. C’est facile. La prise de décision ne peut pas avoir de conséquence néfaste pourvu que vous respectiez le cadre du droit : respecter le droit en toute circonstance c’est s’assurer de toujours avoir pour soi la vie tranquille, heureuse. C’est une décision individuelle qui se prend au regard d’un cadre posé par une institution, dont est absente toute personnalité humaine.

La manipulation de la liberté est plus complexe : elle demande de prendre en compte les autres (puisqu’elle les intègre dans sa définition). Elle nécessite de s’intégrer dans un collectif, dans des dynamiques qui vont au-delà de notre êtres. Son utilisation est moins simple parce qu’elle engendre une responsabilité. Et sa manipulation, si elle ne vous ouvre pas forcément une vie que fait de bonheur, vous donne la possibilité d’avoir une vie qui a du sens.

Par ASP385 - Publié dans : poli-tic - Communauté : Libre pensée politique
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Vendredi 25 juin 2010 5 25 /06 /Juin /2010 21:19
    C'est l'histoire de quatres gamins qui viennent jouer au foot contre le mur d'une maison. Cette maison est habitée par un monsieur plutôt agé qui préfère le ronronement de sa radio aux clapotis d'un ballon en plastique mal gonflé à l'angle de la rue de la République et des "Irondelles" (sa maison).
Sournoisement, il paye les enfants pour qu'ils reviennent le lendemain. Leur présentéisme rémunéré, ils reviennent... et un jour, le vieux pépé tordu, arrête de les payer. Que font les gamins : ils ne viennent plus !! Pourquoi venir alors qu'ils n'ont rien en échange, ils continueront à jouer au foot... ailleurs !

    Tout ça pour dire que mobiliser des individus autour de motivations externes les amènent à se décentrer de leur motivation première : interne. Les gamins venaient jouer par plaisir, ils ont quittés la place parce qu'on ne les rémunérait plus.
Le jour où l'on arrête de rémunéré les élèves de ces lycées expérimentaux, que se passera-t-il ? Quand ils entreront à la fac et qu'il leur sera dit : "à partir d'aujourd'hui : plus de fric, plus de prof pour vous encadrer comme au lycée... courage, ça va le faire...", ils répondront à juste titre : "vous payez pas ? je viens plus, je vais bosser ailleurs, là où ça paye". (On pourrait divaguer sur une obscure théorie du complot, où nos dirigeants souhaiteraient, en effet, que ce public de "pro" disparaissent de nos universités, mais c'est un mauvais argument, non ?).

    Le problème ici, me semble-t-il, c'est la marchandisation de l'école : la mise au même plan du temps de travail professionnel, au temps de travail scolaire.
Certains diront que dans le monde de l'entreprise la récompense du présentéisme a des effets bénéfiques sur la qualités des prestations fournies par les salariés, certe. Mais ici on parle de temps scolaire, de temps obligatoire et gratuit centrés sur l'éducation : qui sont fournis aux élèves pour qu'ils puissent s'épanouir, par la suite, dans leur société.
A ceux qui répondront que l'école n'est pas faite pour certains jeunes et que donc rémunérer est une manière de les y intégrer je dirais que cet argument, pour la première partie, va dans mon sens. En effet, l'école actuelle est fondée sur des modèles quinquagénaires et ne peut donc plus être adaptée à l'ensemble des publics la traversant, mais est-ce une solution que de rémunérer les élèves, n'est-ce pas un pansement de plus, sur la jambe de bois ? Est ce que cette rémunération va changer, au fond, le rapport des jeunes (de certains jeunes, ne faisons pas trop de stéréotypie) à l'école ? Est ce que l'on ne doit pas rechercher un rapport désinteressé à l'école, au savoir, à l'apprentissage ? Quelle est cette civilisation qui va jusqu'à marchandiser l'épanouissement et la réussite de ses enfants, pour avoir la paix dans ses établissements scolaires ? Ne sont-ce pas encore les mêmes (pauvres) qui vont payer pour la volonté de tranquilité de certains (riches)  ? Veut on que pour eux le savoir devienne un produit comme une autre ?

Il va s'en dire que l'école actuelle nécessite une réforme en profondeur qui devrait enfin placer les enfants au centre,(le fameux pédocentrisme de 89...), qui ne doit pas orienter les élèves en fonction des places libres dans les filières mais en fonction de leur souhaits réels d'orientation. Et ceux-ci ne peuvent uniquement se construire qu'au travers de contenus et de logiques pédagogiques qui interessent les élèves...
Et à celui qui me dit que l'argent les intéresse, je réponds simplement que l'argent n'est un contenu de formation. Et qu'à l'école les contenus de formation sont l'instruction et l'éducation, pas la marchandisation de sa présence. Laissons leur une chance de ne pas vendre leur corps et leur esprit, comme nous, salariés, avons accepté de le faire.
Pour une autre école.
Le 30 juin 2010 est annoncée la fin de cette expérimentation... mais la marchandisation de l'école n'a pas dit son dernier mot, la loi est passé avant hier : les parents des élèves absents se verront retirer leurs allocations... to be continued...
Par ASP385 - Publié dans : éduca-tic
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Mercredi 23 juin 2010 3 23 /06 /Juin /2010 13:29

Cette réflexion est née de la question :

Un policier, un(e) enseignant(e), etc, sont-ils des pères ou des mères de familles quant ils sont dans l'exercice de leur fonction ou sont ils une entité de la fonction publique?

 

Pour moi la réponse est claire :

Un fonctionnaire est une entité de la fonction publique.

 

 

Mais partons du principe qu'ils sont aussi des individus citoyens, si l'on observe deux cas de figures simplistes pour comprendre les enjeux attrayants à ce point de vue:

 

Quand tout va bien

En se définissant comme individus au sein de la fonction publique, et en étant accepté comme tel par la société, on laisse à chaque individu la potentialité d'agir à sa guise avec les pouvoirs que lui offre sa fonction. On observe alors des bavures policières, des enseigants demandants aux élèves de faire plus alors qu'il n'en est pas question pour eux, des politiques qui détournent de l'argent pour s'enrichir, etc... Le problème est que définir le fonctionnaire autour de son indivualité lui autorise à utiliser ses prérogatives d'agent d'état pour satisfaire son individualité, dès lors le rôle de fonctionnaire n'est plus définit par l'état mais par l'individu. Il en résulte que ces fonctions d'état ne sont plus reconnues par ceux qui devraient pouvoir compter dessus : les autres citoyens. Et à ces autres citoyens de dire que des politiques "tous pourris", des profs "tous faignants", des fonctionnaires "tous privilégiés", etc.

Donc il faut que la personnalité de fonctionnaire se construise autour de sa fonction et non autour de l'individualité et que cette dernière ne soit qu'un moyen régulateur des actions liées à cette fontion.

En somme être fonctionnaire, c'est accepter de devenir une entité de la fonction publique, fonction sacerdotale s'il en est, et non pas un citoyen privilégié.

 

Quand tout va mal

En se définissant comme entité au sein de la fonction publique, on peut par exemple reconnaître l'agression d'une personne comme une attaque sur agent de la fonction publique. Mais on entend alors dans les médias, que tel ou tel fonctionnaire est aussi père de famille, que tel soldat est frêre ou soeur. Je suis désolé pour eux mais il n'en est rien, si en dehors de leur fonction ils sont ce que leur individualité fait qu'ils sont, dans leur fonction ils ne sont plus rien de tous cela. Il ne faut pas mélanger ces deux vies de l'individu. Ca n'est pas aux pères familles que l'on donne les flash-ball ou des tasers pour arrêter les citoyens, mais bien aux agents des force de l'ordre (ou gardien de la paix, c'est selon) ; ce n'est pas aux fils et fille que l'on donne le droit d'orienter un élève dans telle section contre son gré mais bien à l'enseignant; et ce n'est pas au frêre ou la soeur que l'on donne un famas pour parader gare saint lazare pour protéger les citoyens des méchants terroristes poseurs de bombes mais bien au soldat !

Il faut que les fonctionnaires acceptent de mettre de coté (et non de perdre) une partie de leur individualité pour remplir de façon correcte leurs missions.

 

 

Il est hors de question de faire ici le procès des fonctionnaires en poste mais bien de tenter d'exprimer un point de vue sur la reconnaissance que moi, citoyen, en ai. La seule logique pour un bon fonctionnaire est que :

 

La personnalité du fonctionnaire se construit autour de la fonction et non autour de l'individualité, mais cette dernière doit être un moyen régulateur des actions liés à la fontion.


Cela serait pour moi une manière de faire reconaitre de nouveau l'importance des services publiques dans notre modèle sociale, de remettre à leur place les fonctionnaires, non comme citoyens privilégiés, mais comme individus ayant pour vocation de servir sans distinction le peuple.

 

 

 

 

Pour une augmentation des budgets de la fonction publique

et un renouveau dans la façon de voir le travail pour ses agents...


Par archaea - Publié dans : poli-tic
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Lundi 21 juin 2010 1 21 /06 /Juin /2010 13:46
Preske un an aprè, je me repanche sur ce blog pour ékrire de nouvo.
Non, cette première fraze n'est pa pleine de fotes d'ortografe, juste, construite avek une ortografe diférante.

En en discutant avec d'autres citoyens concernés (prof pour la plupart), je me suis rendu compte de notre égoïsme à vouloir conserver en l'état la langue française. Une réforme de plus (parce qu'il y en a eu beaucoup) ne ferait de mal personne, me semble-t-il.
Certains crient à la profanation culturelle, notre histoire nous vient de l'antiquité et le français actuel se construit sur ses racines latines... chouette ! et quoi ??

La majorité de la population ne connait rien de l'histoire de la langue, ne connait aucun mot en latin (et je ne parle pas du grec ancien)... et nous nous voulons, pour notre propre plaisir, continuer à imposer ce code compliqué et difficilement maitrisable qu'est la langue française d'aujourd'hui.

Certaines langues meurent... et comme pour beaucoup de choses, c'est ce qui ne s'adapte pas qui disparait. La langue n'a pas subit d'évolution majeure depuis plus de 100 ans, ce qui n'était pas arrivé depuis longtemps... elle se morfond dans ce qu'elle considère comme de l'irrespect, on râle contre ceux qui la maltraite ! Ne devraient-ils plus écrire ? Ne devraient-ils plus parler ?
Ce qui nous a permis de construire notre connaissance du code, c'est l'école et le milieu familiale : là où on lieu les échanges oraux et écris qui nous permettent de nous enrichir, de nous construire, d'apprendre... et ceux qui n'ont pas cette chance : pas la chance d'être aller à l'école, qui ne maitrise pas le code, que transmettent-ils à leurs enfants, comment ces enfants peuvent faire pour maîtriser notre code ? Et je ne parle pas de l'école qui est uniquement tournée vers un public bien particulier et qui laisse sur le côté une grande part de l'échuiquier social, et donc ne permet pas à tous d'accèder à la même maîtrise du code langue.

En somme, pour que la langue française ne disparaisse pas, il faut qu'elle évolue. Et non, elle ne va pas perdre son âme, son histoire, l'évolution fait partie de l'histoire : qui lit du molière en vieux français à l'heure actuelle ? qui peut le lire ? Est-ce pour autant que ses textes ont perdu en qualité et en profondeur ?

Je ne dit pas pour autant que la syntaxe texto soit la solution, mais augmenter la part phonétique dans l'écriture faciliterait certainement les choses :
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je ne parle pas les ai è ê ei ou des in im un um ou des ph f ou des en am em an ou du pourquoi de la présence des double consonnes, des changements de lettre avant un p ou un b !?

Si l'idée profonde de la langue, c'est de construire un outil permettant l'échange et le dialogue au sein de la communauté nationale alors nous avons aujourd'hui un problème, parce que les niveaux de langues tendent à  engendrer des langues différentes, grâce auxquelles il ne peut plus y avoir aucune correspondance (au sens d'échange et non pas de similitude...) entre les membres de la communauté.

Réformons ! Aussi dur que celui puisse être pour nous, nous qui n'avons pas de soucis avec le modèle actuel. Pensons ensemble du groupe, échange et dialogue, la langue doit rester un outil fédérateur.
Par ASP385 - Publié dans : éduca-tic
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