Archaea

Jeudi 15 octobre 2009
    C'est l'histoire de quatres gamins qui viennent jouer au foot contre le mur d'une maison. Cette maison est habitée par un monsieur plutôt agé qui préfère le ronronement de sa radio aux clapotis d'un ballon en plastique mal gonflé à l'angle de la rue de république et des "Irondelles" (sa maison).
Sournoisement, il paye les enfants pour qu'ils reviennent le lendemain. Leur présentéisme rémunéré, ils reviennent... et un jour, le vieux pépé tordu, arrête de les payer. Que font les gamins : ils ne viennent plus !! Pourquoi venir alors qu'ils n'ont rien en échange, ils continueront à jouer au foot... ailleurs !

    Tout ça pour dire que mobiliser des individus autour de motivations externes les amènent à se décentrer de leur motivation première : interne. Les gamins venaient jouer par plaisir, ils ont quittés la place parce qu'on ne les rémunérait plus.
Le jour où l'on arrête de rémunéré les élèves de ces lycées expérimentaux, que se passera-t-il ? Quand ils entreront à la fac et qu'il leur sera dit : "à partir d'aujourd'hui, plus de fric, plus de prof pour vous encadrer comme au lycée... courage, ça va le faire...", ils répondront à juste titre : "vous payez pas ? je viens plus, je vais bosser ailleurs, là où ça paye". (On pourrait divaguer sur une obscure théorie du complot, où nos dirigeants souhaiteraient, en effet, que ce public de "pro" disparaissent de nos universités, mais c'est un mauvais argument)

    Le problème ici, me semble-t-il, c'est la marchandisation de l'école : la mise au même plan du temps de travail professionnel, au temps de travail scolaire.
Certains diront que dans le monde de l'entreprise la récompense du présentéisme a des effets bénéfiques sur la qualités des prestations fournies par les salariés, certe. Mais ici on parle de temps scolaire, de temps obligatoire et gratuit, qui sont fournis aux élèves pour qu'ils puissent s'épanouir, par la suite, dans leur société.
A ceux qui répondront que l'école n'est pas faite pour certains jeunes et que donc rémunérer est une manière de les y intégrer je dirais que cet argument, pour la première partie, va dans mon sens. En effet, l'école actuelle est fondée sur des modèles quinquagénaires et ne peut donc plus être adaptée à l'ensemble des publics la traversant, mais est-ce une solution que de rémunérer les élèves, n'est-ce pas un pansement de plus, sur la jambe de bois ? Est ce que cette rémunération va changer, au fond, le rapport des jeunes (de certains jeunes, ne faisons pas trop de stéréotypie) à l'école ? Est ce que l'on ne doit pas rechercher un rapport désinteressé à l'école, au savoir, à l'apprentissage ? Quelle est cette civilisation qui va jusqu'à marchandiser l'épanouissement et la réussite de ses enfants, et pour qui le savoir devient un produit comme une autre, ainsi que les enfants, puisque c'est eux que l'on achète.

Il va s'en dire que l'école actuelle nécessite une réforme en profondeur qui devrait enfin placer les enfants au centre,(le fameux pédocentrisme de 89...), qui ne doit pas orienter les élèves en fonction des places libres dans les filières mais en fonction de leur souhaits réels d'orientation. Et ceux-ci ne peuvent uniquement se construire qu'au travers de contenus et de logiques pédagogiques qui interessent les élèves...
Et à celui qui me dit que l'argent les intéresse, je réponds simplement que l'argent n'est un contenu de formation.
Par ASP385
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Mercredi 14 octobre 2009
Cette réflexion est née de la question :

Un policier, un(e) enseignant(e), etc, sont-ils des pères ou des mères de familles quant ils sont dans l'exercice de leur fonction ou sont ils une entité de la fonction publique?

 

Pour moi la réponse est claire :

Un fonctionnaire est une entité de la fonction publique.

 

 

Mais partons du principe qu'ils sont aussi des individus citoyens, si l'on observe deux cas de figures simplistes pour comprendre les enjeux attrayants à ce point de vue:

 

Quand tout va bien

En se définissant comme individus au sein de la fonction publique, et en étant accepté comme tel par la société, on laisse à chaque individu la potentialité d'agir à sa guise avec les pouvoirs que lui offre sa fonction. On observe alors des bavures policières, des enseigants demandants aux élèves de faire plus alors qu'il n'en est pas question pour eux, des politiques qui détournent de l'argent pour s'enrichir, etc... Le problème est que définir le fonctionnaire autour de son indivualité lui autorise à utiliser ses prérogative d'agent d'état pour satisfaire son individualité, dès lors le rôle de fonctionnaire n'est plus définit par l'état mais par l'individu. Il en résulte que ces fonctions d'état ne sont plus reconnues par ceux qui devraient pouvoir compter dessus : les autres citoyens. Il en résulte des politiques "tous pourris", des profs "tous faignants", etc.

Donc il faut que la personnalité de fonctionnaire se construise autour de la fonction et non autour de l'individualité et que cette dernière ne soit qu'un moyen régulateur des actions liées à cette fontion.

En somme être fonctionnaire, c'est accepter de devenir une entité de la fonction publique, fonction sacerdotale s'il en est, et non pas un citoyen privilégié.

 

Quand tout va mal

En se définissant comme individus au sein de la fonction publique, et en étant accepté comme tel par la société, on accepte de reconnaître l'agression d'une personne comme une attaque sur agent de la fonction publique. On entend alors dans les médias, que tel ou tel fonctionnaire est aussi père de famille, que tel soldat est frêre ou soeur. Je suis désolé pour eux mais il n'en est rien, si en dehors de leur fonction ils sont ce que leur individualité fait qu'ils sont, dans leur fonction ils ne sont plus rien de tous ça. Il ne faut pas mélanger ces deux vies de l'individu. Ca n'est pas aux pères familles que l'on donne les flash-ball ou des tasers pour arrêter les citoyens, mais bien aux agents des force de l'ordre ; ce n'est pas aux fils et fille que l'on donne le droit d'orienter un élève dans telle section contre son gré mais bien à l'enseignant; et ce n'est pas au frêre ou la soeur que l'on donne un famas pour parader gare saint lazare pour protéger les citoyens des méchants terroristes poseurs de bombes mais bien au soldat !

Il faut que les fonctionnaires acceptent de mettre de coté (et non de perdre) une partie de leur individualité pour remplir de façon correcte leur fonction.

 

 

Il est hors de question de faire ici le procès des fonctionnaires en poste mais bien de tenter d'exprimer un point de vue sur la reconnaissance que moi, citoyen, en ai. La seule logique pour un bon fonctionnaire est que :

 

La personnalité du fonctionnaire se construit autour de la fonction et non autour de l'individualité, mais cette dernière doit être un moyen régulateur des actions liés à la fontion.


Cela serait pour moi une manière de faire reconaitre de nouveau l'importance des services publiques dans notre modèle sociale, de remettre à leur place les fonctionnaires, non comme citoyens privilégiés, mais comme individus ayant pour vocation de servir sans distinction la majorité.

 

 

 

 

Pour une augmentation des budgets de la fonction publique et un renouveau dans la façon de voir le travail pour ses agents...


Par archaea - Publié dans : philozo-tic
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Mardi 13 octobre 2009
Preske un an aprè, je me repanche sur ce blog pour ékrire de nouvo.
Non, cette première fraze n'est pa pleine de fotes d'ortografe, juste, construite avek une ortografe diférante.

En en discutant avec d'autres citoyens concernés (prof pour la plupart), je me suis rendu compte de notre égoïsme à vouloir conserver en l'état la langue française. Une réforme de plus (parce qu'il y en a eu beaucoup) ne ferait de mal personne, me semble-t-il.
Certains crient à la profanation culturelle, notre histoire nous vient de l'antiquité et le français actuel se construit sur ses racines latines... chouette ! et quoi ??

La majorité de la population ne connait rien de l'histoire de la langue, ne connait aucun mot en latin (et je ne parle pas du grec ancien)... et nous nous voulons, pour notre propre plaisir, continuer à imposer ce code compliqué et difficilement maitrisable qu'est la langue française d'aujourd'hui.

Certaines langues meurt... et comme pour beaucoup de choses, c'est ce qui ne s'adapte pas qui disparait. La langue n'a pas subit d'évolution majeure depuis plus de 100 ans, ce qui n'était pas arrivé depuis longtemps... elle se morfond dans ce qu'elle considère comme de l'irrespect, l'on rale contre ceux qui la maltraite ! ne devraient-ils plus écrire ? ne devraient-ils plus parler ?
Ce qui nous a permis de construire notre connaissance du code, c'est l'école et le milieu familiale : là où on l ieu les échanges oraux et écris qui nous permettent de nous enrichir, de nous construire, d'apprendre... et ceux qui n'ont pas cette chance : pas la chance d'être aller à l'école, qui ne maitrise pas le code, que transmettent-ils à leurs enfants, comment ces enfants peuvent faire pour maîtriser notre code ? Et je ne parle pas de l'école qui est uniquement tournée vers un public bien particulier et qui laisse sur le côté une grande part de l'échuiquier social, et donc ne permet pas à tous d'accèder à la même maîtrise du code langue.

En somme, pour que la langue française ne disparaisse pas, il faut qu'elle évolue. Et non, elle ne va pas perdre son âme, son histoire, l'évolution fait partie de l'histoire : qui lit du molière en vieux français à l'heure actuelle ? qui peut le lire ? Est-ce pour autant que ses textes ont perdu en qualité et en profondeur ?

Je ne dit pas pour autant que la syntaxe texto soit la solution, mais augmenter la part phonétique dans l'écriture faciliterait certainement les choses :
le même son dans : Caroline, kiwi, quand ?  et pourquoi par Karolie, Kiwi, Kan
le même son dans : Désert, suzon, ? et si... Dézert et suzon
le même son dans : Sucer, potasser, ça ? 4 sssss pour 4 formes .. suser, potaser, sa ? si zzzzzzzz = z
je ne parle pas les ai è ê ei ou des in im un um ou des ph f ou des en am em an ou du pourquoi de la présence des double consonnes !?

Si l'idée profonde la langue, c'est de construire un outil permettant l'échange et le dialogue au sein de la communauté nationale alors nous avons aujourd'hui un problème, parce que les niveaux de langues tendent à devenir des langues différentes, grâce auxquelles il ne peut plus y avoir aucune correspondance (au sens d'échange et non pas de similitude...) entre les membres de la communauté.

En somme, réformons ! Aussi dur que celui puisse être pour nous, nous qui n'avons pas de soucis avec le modèle actuel. Pensons ensemble du groupe, échange et dialogue, la langue doit rester un outil fédérateur.
Par ASP385
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Lundi 12 octobre 2009


Est ce ke la vidéo nous dit que l'homophobie ça n'est pas bien ? (ce avec koi, je le souhaite, nous serons tous d'akord !).

Ou est ce que, sous couvert d'opposition à l'homophobie, on retrouve ici l'expression d'une islamophobie latente à notre chère société française ?
Est ce que, au delà du message contre l'homophobie, nous n'intégrons pas, une fois de plus, un langage médiatique qui dirait : "ayez peur de ceux qui sont différents, de ceux qui ne sont pas comme nous : EUX !" .

Se pose alors la question du "nous" : existe-t-il ?
En opposant une part de la population au reste : ce "nous" reste est-il uniforme au delà de cette opposition médiatique ? La construction des références médiatiques et pseudo historiques ou culturelles n'est-elle pas une manière pour les journalistes de faire dans le simplisme, façon d'organiser les pensées des concitoyens pour qu'ils s'imaginent faire parti d'un ensemble encore stable, depuis ses bases jusqu'à son sommet ?
Faire se centrer la masse sur des problèmes qui n'en sont pas, ne pourrait-il pas permettre d'esquiver quelques sujet sensibles nous concernant tous : plus facile de critiquer les autres que de se regarder soi-même...

Bref, en somme : la construction d'un ennemi commun fait de nous des amis, et, hélàs, cela se fait sous couvert de la défence des droits de l'homme, et stigmatise un peu plus une population qui n'est certainement pas homogène et donc en partie en désaccord avec le communiqué de cette équipe de foot.
Par ASP385
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Lundi 12 octobre 2009

40% des 18 -25 n'ont pas voté! 40% des 18 -25 ans n'ont pas voté! 40% des 18 -25 ans n'ont pas voté!

Voilà comment commencait « jeune et con » de Saez après le 21 avril 2002!



Pourquoi les jeunes ne s'interessent-ils pas à la politique?

Le problème avec ce genre de question, c'est que ceux qui se la pose (comme moi) s'interressent à la politique, donc peuvent difficilement répondre à celle-ci en connaissance de cause! Dès lors, ma réponse (qui suit) est illégitime. Vous avez donc trois choix qui s'offre à vous :
-passer à un autre article.
-lire en connaissant votre illégitimité et compléter peut-être cette fausse analyse.
-lire en connaissant votre légitimité (si la politique ne vous interesse pas) et valider ou non les hypothèses présentées...

 

Revenons à nos moutons.

La première des raisons de ne pas s'interesser à la politique : c'est de ne pas avoir de raison de s'y interesser.


    La formation scolaire ne fait qu'écarter les jeunes de la politique. Elle est bannie de l'école au pretexte, fallacieux, de la subjectivité des enseignants vis-à-vis des courants actuels. Fallacieux, car arborer ce prétexte revient à nier le coté politique des matières telles que l'histoire, l'économie, la gestion, etc. Dans cette institution tout avis, toute idée, pouvant avoir une connotation politique est qualifiée d'ostantatoire quand ce n'est pas de subversive (insulte suprème des conservateurs de tous genres, qualificatifs adorés des gauchistes de tous bords).
Ne pourrait-on pas envisager des cours de politique dont le contenu pourrait être une histoire des partis mélée à la présentation des contextes socio-historique de celles-ci. Cours qui permettrait de comprendre la liaison entre le présent et le passé, qui facileterait pour les jeunes générations des prises de positions claires et construites dans le futur ? Peut être un outil pour arrêter l'alternance gauche droite de ces 20 dernières années, peut être un outil pour que la politique ne soit plus qu'exercice de communication mais engagement et sacerdoce pour ceux qui s'y engagent... Modifier la perception qu'auront les citoyens de la politique en modifiera à terme le contenu.
   

    Cette présentation politique de la société pourrait aussi être un moyen de faire emmerger un tant soit peu de contreverse dans la vie quotidienne des établissements, controverse base du dialogue, de la prise de position, de la réflexion, de l'engagement : du citoyennat (néologisme, mais l'on ne peut parler de citoyenneté pour des mineurs, puisqu'est citoyen celui qui est majeur). Si cela remet en cause toute une vision de l'enseignement, si les élèves se mettent à penser ce sont les enseignants qui en feront en premier les frais, cela me semble être utile à moyen et long terme si l'on veut que nos futurs concitoyens arrêtent d'offrir des minutes de leur cervaux disponibles à quelques grands communiquants : qu'ils soient industriel de la junk food ou politiciens surranés

 

    Si ce paragraphe présente plus un monde idéal plus qu'un  état des lieux, c'est parce que l'état des lieux est simplissime : les jeunes n'ont aucune raison de s'interesser à la politique parce qu'elle ne leur est  pas présentée à l'école, lieux d'accès au savoir de tous pour tous par tous (idéalement). Leur vision s'arrêtant aux JT et autres gratuit d'informations, qui ne vont pas plus loin que la présentations des dépêches, les vieux élèves, jeunes étudiants se désinterressent majoritairement de la politique parce qu'elle n'a aucun intéret pour eux et semble loin de leur quotidien.

J'entends déjà les critiques dire que c'est un des rôles de la famille. Certes mais quand la famille, sous entendus les parents, n'ont pas eut d'éducation politique, pour diverses raisons, il faut bien lancé la mécanique à un moment donné. Faute de quoi, ou grâce à quoi je vous le concède, ces individus seront toujours manipulés par les discours démago de la publicité électoraliste (déjà que pour ceux qui ont une petite culture politique, moi par exemple, c'est dur de ne pas y succomber). J'ajouterai que la passation de consigne électorale par héritage idéologique ne me semble pas plus intéressante que ça. D'autres critiques, libéraux sans doute, diront que chacun à le choix et peut se prendre en main, vision politique d'un monde qui n'est pas...

 

    En somme, s'interssé à la politique c'est avant tout la connaitre, la comprendre, mais cela n'est possible que si l'on a accès à cette connaissance. Le lieu du transfert de la connaissance reste par exellence l'école, si celle-ci ne fait pas le premier pas dans la construction des idées politiques alors cette dernière restera à jamais le giron de quelques familles qui sensibilisent leurs enfants, qui en allant à la fac... font l'éducation d'un petit nombre... mais les autres ?



Pi je cherche encore d'autres raisons...
Par ASP385 - Publié dans : philozo-tic
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